TRIBUNE. « Pouvoir d’achat : une prime Macron ? Redécouvrons plutôt l’intéressement et la participation »

© DR/Sipa

Au lendemain du vote du projet de loi sur le pouvoir d’achat , il y a urgence à redécouvrir l’intéressement et la participation, créés depuis plus de soixante ans. Leur philosophie fondée sur l’association des salariés aux fruits de l’expansion, locution remplacée ensuite plus sobrement par les « résultats de l’entreprise », ne visait rien de moins qu’un mécanisme de « partage de la valeur », comme on dit pompeusement aujourd’hui.

Avec le PEE [plan d’épargne entreprise], ces mécanismes partiellement obligatoires – la participation pour les entreprises de plus de 50 salariés est obligatoire – ont servi de couteaux suisses au cours des décennies précédentes au gré de législations successives et sophistiquées pour les adapter aux objectifs du moment : servir d’épargne long terme, de moyen de stabiliser le capital et de poison pill en cas d’OPA, de réceptacle pour la retraite supplémentaire, de réserve de pouvoir d’achat conjoncturelle puis structurelle ou encore de véhicule de transmission d’entreprises… Particulièrement souples, les vertus de ces mécanismes résolument modernes crèvent les yeux et constituent à l’évidence une voie pour répondre encore une fois aux défis du temps présent : réparer les fractures et créer de la cohésion sociale.

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Les marges de progression de diffusion de ces outils sont manifestes notamment pour les plus petites entreprises

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À l’heure des ruptures que connaît le marché du travail entre ceux qui imaginent leur vie en mode hybride pour favoriser leu...


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