TRIBUNE. Piolle, Bernard, Doucet, Hurmic... 13 écologistes appellent à "mieux réguler" la publicité urbaine

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"La législation actuelle encadrant la publicité dans l'espace public n'est pas à la hauteur des enjeux. L'exposition des citoyens à la publicité atteint une ampleur sans précédent, estimée à plus de 2.000 publicités par jour et par individu, du fait des outils numériques et de la diversification des supports. La prolifération des écrans vidéo publicitaires dans le paysage urbain soumet les citoyens à des formats de plus en plus agressifs, en incohérence avec les enjeux écologiques et de santé publique (gaspillage d'énergie et de ressources, pollution lumineuse impactant la biodiversité, surexposition aux écrans…).

De manière croissante, la publicité est pointée du doigt dans la lutte contre le changement climatique parce qu'elle fait la promotion de produits climaticides et favorise la surconsommation. Le rapport sur la publicité et la transition écologique publié en 2020 à la demande du gouvernement atteste de cette prise de conscience et de la nécessité d'une meilleure régulation.

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L'encadrement de la publicité dans l'espace public s'est trouvé au cœur de nombreuses campagnes municipales l'an passé, avec l'appui de mobilisations citoyennes

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Plus récemment, la Convention citoyenne pour le climat ne s'y est pas trompée en faisant de la régulation de la publicité l'un de ses objectifs et en lui consacrant pas moins de 7 de ses 149 propositions, parmi lesquelles l'interdiction des écrans vidéo publicitaires. Le projet de loi "climat et résilience" du gouvernement n'en a retenu...


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