TRIBUNE. « Nous sommes Périféeries » : pour faire de la Seine-Saint-Denis la capitale européenne de la culture

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Nous sommes la ville de Saint-Denis, le territoire de Plaine Commune. Nous sommes la Seine-Saint-Denis. Nous sommes une partie d'un tout qui explore les sentiers de la métropole et les confins de la planète ; un échantillon extraordinaire du monde entier, un tableau de ce qu’il pourrait être demain. Comme le disait la philosophe Hannah Arendt, nous touchons l’universalité grâce à notre multiculturalité.

Nous sommes plus de 150 langues parlées ; des habitantes et des habitants issus, pour un tiers, des mouvements migratoires passés et présents. Notre territoire est jeune, le plus jeune de toute la France métropolitaine ; un territoire en profonde transformation qui concentre les plus grandes inégalités économiques et sociales du pays, les plus grands préjugés aussi. Chaque jour qui passe, nous voyons cette mise au ban revenir comme une vague que nous retenons. Chaque jour est un combat contre le rabougrissement de notre société.

Nous sommes “la” périphérie. Paris, capitale française, ne serait pas ce qu'elle est sans ses banlieues populaires, sans ces arrière-cours qui sont l'envers du décor d'une métropolisation qui trop souvent exclut et relègue. Là où c'est affreux comme c'est beau pour prolonger les mots de Shakespeare. Nous sommes aussi tout un pan de l’histoire et du patrimoine de la France, avec la Basilique Cathédrale Saint-Denis, nécropole des reines et des rois de France.

Nous sommes le Stade de France, les frissons de 1998 et le territoire qui accueillera en 2024 l...


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