TRIBUNE. « Monétisation des RTT : le cheval de Troie d’une régression sociale »

© REUTERS/Sarah Meyssonnier

Seize personnalités, dont les députés européens Yannick Jadot et Aurore Lalucq, le maire de Grenoble, Éric Piolle, la député écologiste Éva Sas ou encore l’universitaire Dominique Méda, signent une tribune pour dénoncer une mesure dérogatoire adoptée dans le projet de loi de finances rectificative 2022. Cette dernière stipule que le salarié, en accord avec l’employeur, peut renoncer à  tout ou partie des journées ou demi-journées de repos acquises sur une période. Une mesure qui cache, selon eux, « la fin du cadre et des garanties collectives du temps de travail et la consécration du gré à gré laissant le salarié seul face à l’employeur. »

Voici leur tribune : « Au détour du projet de loi de finances rectificative 2022, la majorité relative présidentielle, soutenue par Les Républicains et le Rassemblement national, a réussi le tour de force de faire voter une mesure dérogatoire au Code du travail, qui accroît le lien de subordination entre le salarié et l’employeur, affaiblit le dialogue social en entreprise et porte un coup sans précédent aux 35 heures.

Elle stipule que « le salarié, quelle que soit la taille de l’entreprise, peut, sur sa demande et en accord avec l’employeur, renoncer à tout ou partie des journées ou demi-journées de repos acquises au titre des périodes postérieures au 1er janvier 2022 et jusqu’au 31 décembre 2023 en application d’un accord ou d’une convention collective instituant un dispositif de réduction du temps de travail ». Il est précisé également ...


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