Tribune de militaires: une majorité de Français soutient le texte, selon un sondage

Clarisse Martin
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Des militaires lors du défilé du 14-Juillet, en 2020. - Ludovic Marin - AFP
Des militaires lors du défilé du 14-Juillet, en 2020. - Ludovic Marin - AFP

Sa parution dans Valeurs Actuelles a suscité une intense controverse au sein de la classe politique. Ostensiblement soutenu par Marine Le Pen, qui avait déclaré "partager l'affliction" de ces gradés, la tribune, recevrait aussi l'assentiment d'une majorité de Français, selon un sondage Harris Interactive pour LCI.

D'après cette enquête d'opinion, 64% des personnes interrogées déclarent avoir entendu parler du texte controversé, et 38% indiquent voir précisément ce dont il est question. Et 58% des 1613 personnes interrogées déclarent soutenir les militaires signataires.

Soutien mitigé à une intervention de l'armée

Sur une intervention en elle-même de l'armée, les personnes interrogées sont près d'une sur deux (49%) à juger que ce devrait être le cas, et ce même si l'exécutif ne la sollicite pas à ces fins.

Le soutien de Marine Le Pen ne fédère toutefois pas au sein de l'opinion. Selon l'enquête relayée par LCI, seuls un tiers des personnes interrogées sont en accord avec cette prise de position, mais 89% des sympathisants du Rassemblement national sont derrière elle.

La radiation encourue par les généraux signataires

Signée par une vingtaine de généraux de "2e section" (qui n'ont plus de fonction active dans l'armée), la tribune appelle à "un retour de l'honneur de nos gouvernants", et dénonce un supposé "délitement qui frappe notre patrie", "à travers un certain antiracisme" et "l'islamisme et les hordes de banlieue".

"Si rien n’est entrepris", conclut le texte, "le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société", assènent-ils, "provoquant au final une explosion et l'intervention de nos camarades d'active".

Ces derniers encourent désormais des sanctions, pour la rupture de leur devoir de réserve. "Je souhaite que leur mise à la retraite d'office soit décidée", a déclaré au Parisien le chef d'État-Major des armées, le général François Lecointre, annonçant que ces généraux de 2e section comparaîtront devant un conseil supérieur militaire.

Article original publié sur BFMTV.com