TRIBUNE. L'avocat Richard Sedillot : « Comment le Gabon maltraite un ressortissant français »

© AFP PHOTO / HO / GABONESE PRESIDENCY

Voici sa tribune : « Brice Laccruche Alihanga, de nationalité française, exerçait les fonctions de directeur de cabinet du président de la République gabonaise jusqu’à la date de son arrestation, le 3 décembre 2019. Il est, depuis cette date, détenu à la prison centrale de Libreville, dans des conditions constitutives de traitements inhumains et dégradants. Sa situation est révélatrice du sort qui peut être réservé à certains des 1650 français détenus à travers le monde. L’accusation reproche à Monsieur Laccruche d’avoir détourné des fonds publics, sans jamais avoir été en mesure de fournir quelque précision que ce soit sur la matérialité des faits qu’il aurait commis et ce, malgré les demandes qui ont été faites, à de nombreuses reprises, par sa défense. Au-delà de la question tenant au fond du dossier, se pose aujourd’hui, de façon cruciale, la question des conditions de sa détention.

Un juge d’instruction parisien a ouvert une information pour séquestration arbitraire. Par ailleurs, saisi par la défense de Monsieur Laccruche, Le Groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire a émis, le 24 novembre 2020, un avis d’une extrême sévérité pour les autorités gabonaises, considérant que la détention de notre compatriote est arbitraire, exigeant sa remise en liberté immédiate, et fustigeant ses conditions de détention, assimilables à des actes de torture. Le Groupe de travail sur la détention arbitraire constitue d’un des organes des Nations-Unies constitués au...


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