TRIBUNE. JO 2024 : l'élitisme, à quel prix?

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La tribune : "En 1996, après une piteuse olympiade à Atlanta, ne rapportant que 15 malheureuses médailles, la Grande-Bretagne décida de bouleverser sa politique sportive. Elle mit en place une agence nationale, abondée en partie par des fonds privés, avec comme seul objectif la performance. En quelques années, les athlètes britanniques haussèrent leur niveau et le pays atteignit, dès 2008 à Pékin, puis lors des Jeux suivants, le sommet de la hiérarchie sportive. C'est précisément ce vers quoi veut aller la France, qui, elle aussi, depuis 2019, a son Agence nationale du sport. Avec ce groupement d'intérêt public réunissant les collectivités, les acteurs du sport et le monde économique, c'est la réussite qui est mise en avant.

L'idée est claire : comme les Britanniques avant nous, il faut performer, gagner et surtout briller lors de nos Jeux à Paris en 2024. Mais à quel prix? Car si le modèle anglais a réussi, on oublie de rappeler que cela ne s'est pas fait sans perdants. Des disciplines ont beaucoup pâti de ce choix stratégique, abandonnées parce que pas assez médaillables, et d'inquiétants effets sociaux sont apparus, avec des dotations fléchées essentiellement vers le haut niveau plutôt que vers le sport pour tous.

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Certes les Britanniques sont la première nation européenne aux Jeux olympiques (...) mais ils ont totalement abandonné leur population

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Depuis 1996, avec ce choix élitiste, certes les Britanniques sont la première nation européenne aux Jeux olympiques et ont en...


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