TRIBUNE. « IVG : quarante-huit ans après la loi Veil, le Sénat a rendez-vous avec l’Histoire »

© Antoine Mermet/Hans Lucas/Hans Lucas via AFP

Voici leur tribune : « Alors que nous célébrons aujourd’hui le 48e anniversaire de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse, nous, associations, professionnels, membres de la société civile, souhaitons rappeler notre attachement à cette loi et au droit des femmes à disposer de leur corps, et témoignons de l’impérieuse nécessité d’inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution française.

L'avortement n'est ni un problème, ni un drame mais bien une solution à une grossesse non désirée. En France, alors que les femmes avortent clandestinement en mettant leur vie en danger, c’est grâce à une mobilisation historique des mouvements féministes, de certains professionnels de santé, et de la société civile par la voix de Gisèle Halimi qu’en 1974, le gouvernement est poussé à déposer un projet de loi pour dépénaliser l'avortement, étape majeure pour les droits des femmes à disposer de leur corps.

Au cours des débats, Simone Veil, ministre de la santé, souligne sa volonté, avant tout, de trouver une solution pragmatique face à une situation sanitaire catastrophique et injuste.

Après le vote historique de cette loi, entrée en vigueur le 17 janvier 1975, les mouvements féministes restent mobilisés pour conforter ce droit et enrichir ses modalités d’accès et de prise en charge. Cela passe notamment par la création d’un délit d’entrave à l’IVG ; l’allongement progressif du délai légal de recours à l’avortement (en 2001 et 2022) jusqu’à quatorze semaines de grossesse ; l...


Lire la suite sur LeJDD