TRIBUNE. Isabelle Thomas, ancienne vice-présidente de l'Unef : "Fascistes, vraiment, les réunions non mixtes?"

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Je ne suis pas une adepte des réunions non mixtes. Cette méthode, débattue et expérimentée par les féministes dans les années 1970 pour libérer la parole des femmes contre la domination masculine, m'a toujours interrogée mais jamais convaincue. Personnellement, je préfère l'émancipation dans la confrontation directe avec le dominateur. Et ce quelles que soient les formes de domination : genre, origine, religion ou classe sociale. Ce n'est qu'une opinion qui, à ce titre, ne prétend en aucun cas proclamer le bon moyen de se libérer de ses chaînes.

Je suis pourtant convaincue que si des jeunes, victimes de racisme, expriment le besoin d'organiser des groupes de parole non mixtes sur les discriminations qu'ils subissent, on peut en déduire que la situation est vécue comme insupportable. Monsieur le ministre de l'Education, ce que vous devriez qualifier d'"extrêmement grave" et de "condamnable", c'est l'oppression que subissent ces jeunes du fait de leur position minoritaire et le cortège de souffrances et d'injustices qu'elle engendre. Ce dont vous devriez vous inquiéter avant toute chose, c'est l'étendue des dégâts que le racisme provoque dans la société française et particulièrement au détriment de la jeunesse.

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Monsieur le ministre, n'essayez pas de nous faire prendre les victimes pour les bourreaux

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Monsieur le ministre, n'essayez pas de nous faire prendre les victimes pour les bourreaux. Outre cette inversion des valeurs, vous avez commis plusieurs entorses à ce que devrai...


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