TRIBUNE. Henri Leclerc, avocat, président d'honneur de la LDH : "Nos libertés doivent résister à la barbarie"

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Henri Leclerc, avocat pénaliste et président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), appelle au sang-froid après les attentats qui ont marqué la France, tels que l'assassinat de Samuel Paty ou encore l'attaque au couteau de la basilique Notre-Dame à Nice. "La République ne peut agir qu'en respectant ses principes fondamentaux", assure-t-il, en questionnant l'efficacité des "restrictions sécuritaires de la liberté de tous". Voici sa tribune dans le JDD.

"La Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 proclame dans son préambule que la plus haute aspiration de l'homme est 'l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère'. La liberté de parler, c'est la liberté d'expression que l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 proclame comme l'un des droits les plus précieux. Quant à la liberté de croire, ce n'est rien d'autre de la liberté de conscience, fondement de la laïcité proclamée par la grande loi du 9 décembre 1905 et inscrite à l'article premier de notre Constitution comme une caractéristique essentielle de la République.

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Nous sommes tous saisis d'effroi et de colère

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Ces valeurs fondamentales viennent d'être dévastées de façon barbare par des hommes qui, semant la terreur, ont assassiné d'abord un professeur qui, dans une école laïque, enseignait aux enfants ce qu'était cette liberté de parler, puis, dans une église, trois personnes qui manifestaien...


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