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TRIBUNE. Guillaume Ancel sur l’Ukraine : « L'armée de Poutine va prendre Bakhmout mais perdre la guerre »

Les Ukrainiens sont ulcérés de devoir concéder une victoire aux armées russes, mais le sort de Bakhmout est scellé par l’étau qui l’enserre désormais, comme les mâchoires inquiétantes d’une gueule prête à se refermer.

Les armées russes, au sein desquelles les milices de Wagner ne jouent qu’un rôle secondaire sauf pour avancer de quelques mètres en consommant des milliers de vies, ont désormais encerclé cette petite ville qui n’est plus qu’un champ de ruines. Bakhmout est dans une nasse formée par une masse de canons et lance-roquettes, blindés et fantassins bien armés, appuyés par des avions d’attaque et entourés par des champs de mines pour empêcher les Ukrainiens de manœuvrer dans cet espace, sous le feu impitoyable et incessant de l’artillerie russe. Les provocations médiatiques – car il ne s’expose jamais au combat – du chef mafieux de Wagner ne doivent pas faire illusion : ce n’est pas lui qui dirige quoi que ce soit dans la bataille de Bakhmout et ses déclarations douteuses sont autorisées par Vladimir Poutine qui se bat désormais pour rester le maître du Kremlin.

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La réalité qui émerge de ce « brouillard de la guerre », c’est que la bataille de Bakhmout est effectivement perdue pour les Ukrainiens qui se contentent de freiner la laborieuse avancée russe en leur infligeant des pertes importantes. Ce n’est plus qu’une question de temps, après huit mois de combats acharnés po...


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