TRIBUNE. "En France, les rapports entre les politiques et les juges relèvent de l'hubris"

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La tribune : "En France, les rapports entre les politiques et les juges relèvent de l'hubris. Quand les deux pouvoirs se heurtent comme un paquebot contre un iceberg, les dégâts sont redoutables. Les perquisitions dans les bureaux du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, donnent le sentiment qu'on en est là aujourd'hui. Déjà, la tribune acerbe signée dans Le Monde par Chantal Arens et François Molins, première présidente et procureur général de la Cour de cassation, au moment de la nomination de la vice-bâtonnière de Paris à la direction de l'ENM, avait suscité un malaise. Il flottait une impression de rébellion des deux plus importants magistrats du pays contre le ministre et donc contre le gouvernement.

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L'ordre public ne peut être assuré si ce conflit à l'intérieur de l'Etat perdure

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La perquisition du 1er juillet dans le bureau du ministre - au point qu'a été forcé un coffre-fort vide oublié de tous - signe un affrontement inquiétant qui risque de saper les fondements de notre démocratie. L'ordre public ne peut être assuré si ce conflit à l'intérieur de l'Etat perdure. Qu'il arrive à son paroxysme, ce qui est peut-être déjà le cas, est un symptôme d'une révolution à venir. Un Français sur deux n'a pas confiance dans sa justice. Les Gilets jaunes sont partis, mais risquent bien de revenir. La gifle au président de la République est plus qu'un geste honteux, elle signe le délitement du symbolique dans notre société. Les syndicats de magistrats à l'origine de la plainte c...


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