TRIBUNE. "Il faut en finir avec le quinquennat"

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Le président Macron, lors de son allocution télévisée du 9 novembre, a évoqué une énième loi sur la sécurité, mais il a surtout mis un terme à la réforme des retraites et renvoyé au débat public - sous-entendu à la présidentielle - les suites à donner en la matière… Le temps du quinquennat a raccourci celui de l'action à quatre ans ; en fait moins, s'il est considéré que, avec l'affaiblissement des partis, des équipes peu aguerries parviennent au pouvoir et ont besoin d'un temps d'apprentissage non négligeable. Il faut aussi intégrer les lenteurs de l'administration à concrétiser les réformes.

La perception des résultats par l'opinion est encore plus décalée. Ainsi, le quinquennat introduit un paradoxe au cœur même de la logique du résultat, d'ailleurs revendiquée pour l'instaurer : devant agir vite, le pouvoir présidentiel court après le temps et est peu assuré d'être crédité des gains obtenus. La décrue du chômage a commencé en 2015 ; elle devient perceptible à partir de 2018. François Hollande disait qu'il travaillait pour son successeur : cruel aveu qui fait sens.

Au temps de la visibilité instantanée, le chef de l'État est donc dans l'obligation de déterminer au jour le jour la conduite de la nation, ce qui le positionne dans le champ constitutionnel du Premier ­ministre. Le président gaullien incarnant la continuité et l'unité du pays au-­dessus de la conjoncture peut moins, sinon dans des postures mémorielles, figurer la longue durée. Certes, le Plan a été rétabli et ...


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