TRIBUNE. "Il faut défendre le Conseil national des universités"

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L'attaque fut brève, mais le bilan est lourd… La commission mixte paritaire réunie le 9 novembre pour adopter le texte définitif de la loi de programmation pour la recherche (LPR) a retenu l'amendement qui, par la modification de l'article L. 952-6 et l'ajout d'un article L. 952-6-3 au code de l'éducation, autorise les universités à recruter des professeurs et des maîtres de conférences sans passer par l'instance nationale, c'est-à-dire le CNU (Conseil national des universités). Ce texte devrait donc figurer dans la loi qui sera adoptée définitivement par l'Assemblée nationale et le Sénat dans les jours qui viennent.

L'attaque fut brève. Les conditions dans lesquelles ce texte a été adopté ne manquent pas de surprendre. La LPR est en effet en discussion depuis le 1er février 2019. Elle a mis en débat un certain nombre de sujets qui méritaient de l'être. Soudainement, à l'extrême fin de la navette parlementaire, en dernière lecture au Sénat, en pleine nuit du 28 octobre, devant un auditoire clairsemé, cet amendement n° 150, assassin, a été voté. Cela ressemble beaucoup à un coup de force, qui a permis, sans aucune discussion, l'adoption d'un texte aux conséquences dramatiques pour les universités. Et ce n'est pas la "concertation avec toutes les parties prenantes" annoncée avant le décret d'application et ajoutée in extremis dans le texte qui permettra d'amortir la brutalité du coup porté à l'université, de concert, par le gouvernement et le Parlement. Cette concertation, qu...


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