TRIBUNE. Il faut au moins cent heures de formation en sciences pour les enseignants et enseignantes du primaire

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Dans une lettre ouverte à plusieurs ministères, l’association Femmes et Sciences, et plusieurs sociétés savantes, appellent à une bien meilleure prise en compte des sciences dans la formation des professeur.es des écoles, à 84% des femmes venues de filières non scientifiques.

C’est un véritable cri d’alarme au sujet de la formation en sciences (1) des enseignant.es du primaire - une formation « sacrifiée », « quasi-inexistante » - que lancent aujourd’hui l’association Femmes et Sciences (F&S) et plusieurs autres sociétés savantes auprès de plusieurs ministères - voir la lettre ouverte envoyée ce 9 février 2021 à plusieurs ministères. Interpellation chiffrée de manière implacable, que Sciences et Avenir - La Recherche a décidé de relayer, vu l’importance cruciale des sciences dans la société d’aujourd’hui, des mathématiques à biologie, en passant par le numérique. "En deux ans, la formation en physique-chimie-astronomie représentera dix heures, soit moins de 1,2% du total de 850 heures. La biologie et la technologie ne sont pas mieux traitées. […] Un volume de cent heures de formation (12% du total) nous apparaît un minimum".

Si F&S s’empare aujourd’hui de ce sujet, c’est aussi à cause d’un autre constat chiffré : "84% des professeur·es des écoles sont aujourd’hui des femmes provenant majoritairement de filières non scientifiques". Résultat : peu formées elles-mêmes, n’ayant pour beaucoup pas eu affaire aux sciences depuis la classe de seconde, elles ne se sentent pas forcément à l’aise dans ces domaines face à leurs classes. "Beaucoup de jeunes enfants ne risquent-ils pas de conclure que `les sciences, ce n’est pas pour les filles`" ? redoutent les responsables de l’association présidée par Nadine Halberstadt, physicienne, directrice de recherches (CNRS, Université Paul Sabatier-Toulouse III), soucieuses d’un réel équilibre hommes-femmes dans ces domaines, équilibre inexistant aujourd’hui.

Plusieurs constats sont alarmants : lors de comparaisons au niveau international,, tout à fait en bas du classement. Dans la sphère publique, dans nombre de medias, , la crise actuelle du Covid-19 n’a cessé de le révéler. Comment parler "en évitant tout dogmatisme d’enjeux sociétaux majeurs ?", interroge F&S. Outre la santé, , et bien d’autres sujets t[...]

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