TRIBUNE. "Face à l’urgence de l’érosion de la biodiversité, nous devons reconnaître les droits de la nature!"

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Voici leur tribune : Le Congrès mondial de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) se tient actuellement à Marseille, quelques semaines après une nouvelle alerte du GIEC : le dérèglement climatique aggrave l’érosion de la biodiversité, qui devient de moins en moins apte à nous aider à lutter contre le dérèglement climatique. Nous le constatons chaque jour sur nos territoires : outre les espèces sauvages en voie de disparition classées sur la liste rouge de l’UICN, la biodiversité ordinaire elle aussi s’effondre. Associée à l’Office français pour la biodiversité et au Muséum d’Histoire Naturelle, l’UICN a d’ailleurs dressé, en mars dernier, un tableau glaçant de l’état de la biodiversité dans notre pays : 187 espèces ont disparu, 20% des restantes sont menacées.

Le rhinolophe de méhély, le vison d'Europe, le lynx, l'ours brun, les chauves-souris, le lapin de garenne, le putois, le bouquetin ibérique, le murin des marais, le grand hamster, la grande noctule ou encore le cerf de corse... sont autant d’espèces en voie de disparition, que nos enfants ne connaîtront peut-être jamais. La situation est pire en Outre-Mer : plus d’un tiers des espèces d’oiseaux de la Réunion sont menacées ou ont disparu ; 28% des mollusques sont menacés en Martinique ; 15% des plantes vasculaires indigènes en Guadeloupe ; 12% des coraux à Mayotte ou encore 13% des oiseaux et des poissons en Guyane. Nos fleuves et rivières, nos forêts, nos glaciers sont en danger. Le Doubs est régul...


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