TRIBUNE. "Il existe d'autres moyens que la diffusion sur les réseaux sociaux des pratiques illégales"

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La tribune : "La libération de la parole se poursuit : après les hashtags Balance ton porc et Balance ton agency, un nouveau mot-dièse vient d'apparaître, Balance ta start-up. Celui-ci, lancé par un compte anonyme sur Instagram, vise à dénoncer les pratiques managériales abusives de la 'start-up nation'. C'est une illustration de ce que sont les réseaux sociaux, à la fois espace de liberté et d'expression mais également vecteur de propos excessifs pouvant aboutir à des situations dramatiques (dénigrement, diffamation, mensonges, atteinte à l'image et à la réputation).

A l'automne, le compte Balance ton agency, anonyme lui aussi, révélait des attitudes sexistes, racistes et homophobes dans le milieu de la communication et de la publicité. Aujourd'hui, Balance ta start-up fait écho aux témoignages de salariés ou d'anciens salariés sur leurs expériences de travail. Si tous ne sont pas négatifs, certains profitent de l'anonymat que leur offrent les réseaux sociaux pour salir la réputation d'entreprises.

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Internet n'est pas un tribunal et ne permet pas le débat contradictoire

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Ainsi ces nouvelles publications ne font plus exclusivement référence aux atteintes aux personnes, mais visent également des atteintes touchant à la gestion des entreprises ou au droit du travail.

Cette situation engendre parfois une condamnation publique des sociétés visées avant toute procédure judiciaire. Or, Internet n'est pas un tribunal et ne permet pas le débat contradictoire. Le Web et les réseaux so...


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