TRIBUNE. « Empêchons un désastre annoncé » dans les écoles primaires de Paris

© Riccardo Milani / Hans Lucas

Voici leur tribune. « On le savait depuis le vote du budget à l’automne, adopté sans débat à coup de 49-3 : les suppressions de postes dans l’Éducation nationale allaient être nombreuses et douloureuses. Prétextant la baisse démographique, le gouvernement s’obstine dans sa logique comptable des services publics et ses économies sur le dos des usagers. Tant pis si l’on aurait pu, à l’inverse, profiter de cette occasion pour nous rapprocher des moyennes européennes : 19 élèves par classe dans l’UE, contre 22 en France.


Pour Paris, ce seront donc 162 suppressions de postes dans le primaire, annoncées par le ministère. Lundi 6 mars, des « négociations » en trompe-l’œil vont prendre place avec le rectorat, mais la marge est insignifiante, puisque de toute façon la dotation du ministère acte la suppression d’au moins 155 postes. Pour que ce marchandage aboutisse à autre chose qu’une simple opération de communication sur quelques classes éventuellement miraculées, il faudrait surtout que le ministre donne de la voix face à son collègue de Bercy et exige de revenir sur des arbitrages déjà perdus – renversement peu probable, vue sa faible capacité à peser dans ce gouvernement.

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Face à cette démission du ministre, nous pensons qu’il est urgent que la Ville de Paris intervienne. Puissance publique légitime et garante de la continuité et de la qualité des services publics, l...


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