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TRIBUNE. Le député LFI Aurélien Saintoul : « Mort au travail : en finir avec le tabou et l’impunité »

Voici sa tribune : « On ne doit pas mourir au travail. La mort au travail n'est pas un aléa, un impondérable, un fait divers. C'est la variable d'ajustement d'un système qui compte la vie humaine pour rien. Il faut en finir.

Le 6 avril dernier, un homme est mort sur l'un des chantiers du Grand Paris Express. Il s’agit du 5e accident mortel depuis le début des travaux. Pour le donneur d’ordre, il ne s'est rien passé. La faute à pas de chance. Le chantier ne s'est pas arrêté et le procès sera renvoyé aux calendes grecques.

Des accidents comme celui-ci il y en a tous les jours. Deux fois par jour. Autant de vies brisées et de familles en deuil.

C'est un fait politique à traiter comme tel : par la loi.

Il faut agir dans quatre directions. Il faut connaître le problème finement pour prévenir les risques, sanctionner les responsables, indemniser et accompagner les victimes.

Connaitre

Une vraie politique de la santé au travail doit s’appuyer sur des chiffres incontestables. Comme le dit le Collectif Familles : Stop aux Morts au Travail, « Pour que ce problème soit pris au sérieux, il faut tout d’abord cesser la polémique autour des chiffres, nous la trouvons indécente et préoccupante. » Sans une harmonisation des statistiques existantes, une centralisation plus claire des données, et une obligation faite aux donneurs d’ordres de déclarer systématiquement tous les accidents survenus, ces polémiques continueront à l’image de ce qu’a fait le gouvernement d'Emmanuel Macron e...


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