TRIBUNE. Charlotte Caubel : « À nous toutes et tous de faire en sorte que notre pays soit à hauteur d’enfant »

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Voici sa tribune. « Cette épidémie silencieuse, c’est la violence que subissent beaucoup trop d’enfants au sein de leur famille. Elle prend des formes diverses, complexes : verbales, psychologiques, physiques, sexuelles. Si souvent ordinaires, quotidiennes. Certains parents revendiquent leur autorité parentale sans mesurer leur responsabilité parentale. Ils défendent leurs droits à décider, ordonner, interdire, contrôler en oubliant qu’ils trouvent leur fondement dans le devoir de protéger.

 

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Il est urgent de casser cette chaîne de violences, cette chaîne de silences

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Nous avons mené une lutte pour faire reconnaître les droits des femmes, quand allons-nous le faire pour nos enfants ? Trente-trois ans après l’adoption de la Convention internationale sur les droits de l’enfant, il y a encore trop de complaisance pour les manquements à nos devoirs envers les enfants, y compris les plus graves, portant atteinte à leur intégrité.

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Tous les cinq jours, 1 enfant meurt sous les coups de ses proches.
Selon la CIIVISE, chaque année, 160 000 enfants au moins sont victimes de violences sexuelles.
2 enfants par classe souffrent ou ont souffert d’une relation incestueuse .
Ces chiffres, ces crimes nous révulsent. Mais ne minimisons pas un autre chiffre : dans un sondage récent de l’IFOP, 8 parents sur 10 reconnaissent utiliser encore différentes formes de violences physiques...


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