Tribune : le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

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Tribune : le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London). Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre.

Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains.

Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être comptés. Dans le cadre de sa mission de numérisation du secteur médical, le ministre britannique de la santé Matt Hancock veut s’en débarrasser. Supprimer une technologie désuète semble une chose évidente. Mais est-ce le cas concernant les bipeurs ?

En tant que professeur de comportement organisationnel, je vois des raisons claires de se débarrasser des bipeurs et de les remplacer par des téléphones portables permettant d’envoyer des SMS ou utiliser des applications de messagerie instantanée. Le système d’exploitation de bipeurs n’utilise qu’une seule voie de communication. Sa technologie est très basique et ne vous permet de partager que des messages les plus simples. Bien entendu, le personnel hospitalier est déjà familiarisé avec les téléphones portables.

Une enquête menée auprès de médecins d'un hôpital du Royaume-Uni a révélé qu'ils utilisaient déjà leur téléphone mobile pour échanger avec leurs confrères sur les sujets cliniques (professionnels). Parallèlement,  une petite enquête (...)Lire la suite sur ubergizmo.fr