TRIBUNE. Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco : "La liberté de la presse est un bien à protéger"

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Voici leur tribune : "Il y a trente ans, des journalistes africains élaboraient à Windhoek, en Namibie, un texte fondateur qui deviendrait bientôt une déclaration universelle de la presse libre, indépendante et pluraliste. Depuis 1991 cependant, le monde a changé. La numérisation de la production et de la diffusion de l'information était balbutiante. La place désormais prise par Internet et ses acteurs dans l'accès à l'information appelle donc à une adaptation majeure.

Le numérique bouleverse d'abord la question de la viabilité économique des médias indépendants et de leur diversité, lorsque l'accès dépend de plateformes réticentes à les rémunérer ; ce qui affecte le droit de chacun à avoir accès à une information de qualité. Cette question devient aiguë dans le contexte pandémique qui a entraîné des pertes de revenus pour près de 90% des médias, ces pertes atteignant la somme de 30 milliards de dollars pour les médias indépendants selon le Reuters Institute. Les médias indépendants sont des entreprises à l'équilibre financier souvent fragile – comme les théâtres, les musées et le spectacle vivant, elles ont été frappées de plein fouet par la pandémie – et nous en subissons tous les conséquences.

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Former les citoyens à exercer leur jugement face à cette masse d'information est crucial

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Le poids et le pouvoir grandissant d'un petit nombre de plateformes mondiales posent également question, car même si elles ne créent pas les contenus qu'elles diffusent, elles contribuent à dé...


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