TRIBUNE. « Pour aider les réfugiés d’Ukraine, les bénévoles ne peuvent pas tout »

© AFP

Voici leur tribune : « Depuis le 24 février, ce sont des milliers de fourmis bienveillantes qui se sont mises en mouvement après l’invasion de l’Ukraine. A la frontière, elles accueillent des réfugiés terrorisés, épuisés, traumatisés et affamés. Elles leur assurent de quoi boire, manger et dormir. Elles tentent surtout de les réconforter, elles leur sourient, les prennent dans les bras, pensent les plaies, aménagent des tentes en salles de jeu de fortune pour les enfants. Elles organisent le départ… et parfois, malheureusement, faute de pouvoir faire mieux, seulement le camp suivant.

A l’autre bout de la chaîne, il y a les fourmis hôtes, celles qui ouvrent leurs maisons et surtout leurs cœurs. Elles s’occupent de faire scolariser les enfants, d’aider les mamans à trouver du travail, et insèrent du mieux qu’elles le peuvent ces familles déboussolées. Quitte, pour cela, à devenir des piliers de préfectures.

Il y a les fourmis collectrices, celles qui vident leurs placards, demandent à leurs enfants de renoncer à certains de leurs doudous, mobilisent leurs amis, sollicitent les commerçants et sont passées maîtresses dans l’art de la mise en carton et du remplissage de camions.

Au milieu, il y a les fourmis voyageuses. Celles qui prennent leur voiture, se font prêter des minibus, louent des cars, s’étonnent de ce qu’il faut payer 70 centimes pour utiliser les toilettes d’une station-service allemande mais se rassurent en se rappelant que les péages du pays sont gratuits. Celles q...


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