Travaux d'intérêt général pour l'organisateur d'une fête sauvage

Source AFP
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« Ce ne sont pas les ennemis publics numéro 1, mais ce soir-là, vous n'avez pas oeuvré pour (...) la santé publique », a déclaré à l'audience la vice-procureure de la République de Tours, Delphine Amacher, invoquant une attitude « irresponsable » et un risque « déraisonnable ».. (Illustration)
« Ce ne sont pas les ennemis publics numéro 1, mais ce soir-là, vous n'avez pas oeuvré pour (...) la santé publique », a déclaré à l'audience la vice-procureure de la République de Tours, Delphine Amacher, invoquant une attitude « irresponsable » et un risque « déraisonnable ».. (Illustration)

Le DJ organisateur d'une fête clandestine qui avait rassemblé en décembre plus d'une centaine de personnes à Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire), en plein état d'urgence sanitaire, a été condamné vendredi 15 janvier à 210 heures de travail d'intérêt général (TIG) pour « mise en danger de la vie d'autrui ». La justice a également confisqué l'ordinateur et le téléphone portable du mis en cause, âgé de 23 ans, qui s'est vu infliger une amende de 200 euros.

Sa complice, à qui la justice reprochait d'avoir permis la fourniture du local, une cave troglodytique dans la banlieue de Tours, a elle écopé de 140 heures de TIG. Le parquet avait requis quatre mois de prison avec sursis et 210 heures de TIG pour le DJ, 140 heures pour sa complice. Tous deux disposent d'un casier judiciaire vierge.

« Ce ne sont pas les ennemis publics numéro 1, mais ce soir-là, vous n'avez pas oeuvré pour (...) la santé publique », a déclaré à l'audience la vice-procureure de la République de Tours, Delphine Amacher, invoquant une attitude « irresponsable » et un risque « déraisonnable ».

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