Travailler plus de 39 h par semaine pourrait avoir un impact sur la santé mentale

Ingrid Bernard
·2 min de lecture
Beautiful young businesswoman with hand on chin using laptop in office
Beautiful young businesswoman with hand on chin using laptop in office

Les personnes qui travaillent plus de 39 heures par semaine mettent leur santé en danger, révèle une étude menée par l’Université nationale australienne (ANU). Cela serait particulièrement vrai pour les femmes.

Le travail, c’est bon pour la santé, c’est une certitude. Mais il ne faudrait tout de même pas en abuser, selon une étude menée par l’Université nationale australienne. Travailler 39 heures par semaine, voire plus, pourrait entrainer des problèmes de santé mentale. Cela est particulièrement vrai lorsque les personnes passent beaucoup de temps à s’occuper de leur foyer. “Les longues heures de travail ont un impact négatif sur la santé mentale et physique d’un employé car cela lui laisse moins de temps pour bien manger et prendre soin de lui”, a déclaré le chercheur principal de l’étude, le Dr Huong Dinh, dans un communiqué de presse.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont compilé des données gouvernementales concernant environ 8000 hommes et femmes âgés de 24 à 64 ans. Ils ont fixé une limite raisonnable de temps de travail en fonction du nombre d’heures que chaque sexe consacrait aux tâches domestiques. Selon eux, les femmes ne devraient pas dépasser 34 heures par semaine. Les hommes pourraient, quand à eux, travailler jusqu’à 47 heures par semaine.

La charge mentale, un vrai problème de société

“Malgré le fait que les femmes sont en moyenne aussi qualifiées que les hommes, les femmes ont en moyenne des emplois moins rémunérés et moins d'autonomie que les hommes, et elles consacrent beaucoup plus de temps aux soins et aux travaux domestiques”, explique l’auteur de l’étude avant d’ajouter. “Compte tenu des exigences supplémentaires imposées aux femmes, il est impossible qu’elles travaillent autant que ce qu’on leur demande sans compromettre leur santé.”

La charge mentale ou “travail invisible” est un vrai problème de société. De nombreuses études ont été menées sur le sujet. Il en ressort qu’elle serait davantage portée par les mères de famille. En 2019, des chercheurs américains de l’Université d’État d’Arizona et d’Oklahoma ont révélé que 7 à 9 femmes sur 10 déclaraient qu’elles se sentaient seules responsables du quotidien, du bien-être émotionnel des enfants ou encore des devoirs à la maison. “Les recherches en science du développement indiquent que les mères sont les premières à répondre à la détresse des enfants”, expliquait Suniya Luthar, co-auteure de l’étude. “C'est un travail très lourd; il peut être terrifiant de prendre des décisions en solo, qui risquent d'empirer plutôt que d'améliorer les choses quant au bonheur de ses enfants.”

Attention cependant à ne pas trop caricaturer...

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