Travail forcé: Top Glove, principal fabricant de gants médicaux interdit aux États-Unis

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L’entreprise malaisienne Top Glove, le plus grand producteur au monde de gants en caoutchouc, est accusé par les États-Unis d’avoir recours au travail forcé. Par conséquent, Washington décidé de saisir les produits de cette société dans les ports américains.

Après enquête, le service américain des douanes et de la protection des frontières a rendu ses conclusions. Le fabricant malaisien de gants en caoutchouc Top glove a recours au travail forcé dans ses usines. Un nouveau coup dur pour cette entreprise, premier producteur mondial de gants médicaux. L’an dernier, les autorités américaines avaient déjà interdit pour les mêmes raisons l’importation de gants de deux de ses filiales.

Les douanes américaines ont toutefois assuré que cette nouvelle mesure n’aurait pas d’impact sur les importations de gants jetables aux États-Unis, très utiles en cette période de pandémie.

L'entreprise déjà épinglée pour logements insalubres

De son côté, Top Glove a déclaré que le travail forcé n’est pas présent dans la fabrication de ses produits et qu’elle cherche à résoudre ce contentieux avec les États-Unis. L’entreprise est souvent accusée de faire travailler dans ses sites de nombreux migrants d'Asie du Sud. Ces derniers, mal payés, sont généralement logés dans de très mauvaises conditions.

Le gouvernement malaisien a d’ailleurs déjà accusé l’entreprise de loger ses salariés dans des bâtiments insalubres. Elle risque donc de payer de lourdes amendes.

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