Travail le dimanche : "Plus il s'étend, plus il sera difficile de le refuser"

franceinfo
Maître Bernard Schmid, avocat, a réagi mardi sur franceinfo alors qu'une caissière d'un magasin Cora de Saint-Malo a été licenciée pour avoir refusé de travailler le dimanche.

Une salariée du magasin Cora de Saint-Malo a été licenciée pour faute grave fin avril pour avoir refusé de travailler le dimanche. Maître Bernard Schmid, avocat, a expliqué mardi 21 mai sur franceinfo que la caissière avait le droit de refuser puisque "dans ce cas de figure, il faut un accord de la salariée". L'avocat observe également une "banalisation" du travail le dimanche : "Plus il s'étend, plus il sera difficile de refuser (…) Toujours est-il que le droit permet d'y résister."

franceinfo : Que dit le droit ? De quelle manière le travail le dimanche est-il encadré ?

Bernard Schmid : Dans ce cas de figure, il faut un accord de la salariée. Que ce soit un avenant au contrat de travail ou un accord écrit pour travailler ce dimanche ou cette série de dimanches-là. Cela peut être différent pour certains établissements, où le travail le dimanche fait partie des nécessités inhérentes au fonctionnement, si vous travaillez dans un hôpital par exemple. Pour le secteur industriel, il peut y avoir une équipe de suppléance sur la base du volontariat. Dans ce cas, nous sommes dans le secteur commercial, donc en effet, il peut y avoir des dérogations dans des zones touristiques d'intérêt international, ou dans des zones commerciales définies par le maire, mais sur la base du volontariat. Et forcément avec des (...)

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