Au travail, les accidents de la route sont la première cause de mortalité

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Au travail, les accident de la route sont la première cause de mortalité

Le comportement des Français sur la route ne s’est pas amélioré depuis le début de la crise sanitaire. Bien au contraire.

Les automobilistes français sont de plus en plus imprudents au volant et la crise sanitaire a plutôt aggravé le problème à en croire une étude Ifop pour MMA révélée ce lundi par Europe 1. "Avec une circulation moins importante et des autoroutes moins encombrées, les comportements à risque se sont développés", s’inquiète Cécile Lechère, chargée de la prévention des risques routiers chez MMA

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Artisans, commerciaux, agents immobiliers… 40% des actifs effectuent des trajets professionnels pendant leur journée de travail. Ainsi, les accidents de la route constituent la première cause de mort au travail. Pour certains, le véhicule s’est même transformé en un lieu de travail motorisé. "La voiture est devenue le prolongement du bureau… Les salariés y passent des appels, consultent leurs mails et les réseaux sociaux. Le téléphone est aujourd’hui le danger numéro un !", explique l’assureur.

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1 Français sur 3 consulte ses mails au volant

Au-delà des drames humains, ces imprudences cumulées coûtent chaque année 725 millions d’euros aux entreprises puisqu’en moyenne un accident entraîne 77 jours d’arrêt maladie par victime. Un chiffre qui pourrait bien augmenter ces prochaines années tant le comportement des automobilistes français a empiré depuis le début de la crise sanitaire. Vitesse moyenne, consommation d’alcool, téléphone au volant… Tous les voyants sont au rouge. Selon l’étude de l’Ifop, "70% des conducteurs déclarent passer des appels au volant", augmentant ainsi le risque d’accident. Plus de la moitié des automobilistes sondés lisent leurs SMS et un tiers consulte ses mails.

Dans les entreprises, le problème n’est, semble-t-il, pas encore pris à bras le corps par les responsables. Seul un quart des actifs interrogés indique que des actions de préventions sont régulières. "Dans les TPE et les PME, les dirigeants manquent de temps pour organiser des formations", regrette Cécile Lechère. Et de préciser : "Mais ils peuvent alerter en interne, par de simples affiches, notamment sur l’usage du téléphone. Ils peuvent aussi favoriser la 'déconnexion professionnelle' et éviter d’appeler un salarié quand ils savent qu’il est au volant…" 

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