Le travail à distance est devenu la nouvelle norme

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À la mi-octobre, le nombre de déplacements hebdomadaires vers les lieux de travail restait nettement inférieur aux niveaux prépandémiques aussi bien au Royaume-Uni et en Allemagne qu’en Italie ou aux États-Unis. C’est ce que montre l’examen des données sur la mobilité publiées au quotidien par Google depuis avril 2020 et utilisées notamment par la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne pour évaluer l’impact de la pandémie sur l’économie. Même au Japon, le nombre de déplacements restait de 7 % inférieur au niveau de 2019.

“Les habitants des principales économies mondiales n’ont toujours pas renoué avec les habitudes pré-Covid”, constate le Financial Times, qui en conclut que dans ces pays “le passage au travail à distance” est devenu la “nouvelle norme”. “Le travail à domicile est en train de s’installer et les niveaux de mobilité liés au lieu de travail resteront inférieurs à ceux d’avant la pandémie”, confirme Cevat Giray Aksoy, économiste à la BERD.

Globalement, dans la plupart des grandes entreprises, les taux d’occupation des bureaux et des salles de réunion seraient divisés par deux par rapport à 2019, si l’on en croit l’agence Freespace, spécialiste à l’international de l’immobilier professionnel.

Aux États-Unis, les bilans diffusés par la société de sécurité Kastle confirment ces taux d’occupation. En Allemagne, une enquête du groupe de réflexion Ifo, basé à Munich, montre qu’en août un quart des employés travaillaient à domicile au moins une partie du temps. Au Royaume-Uni, c’était le cas, début octobre, de plus d’un cinquième des travailleurs britanniques – et de plus de la moitié des salariés des secteurs de la communication et de l’information, selon l’Office for National Statistics.

Cevat Giray Aksoy note que dans de nombreux pays de plus en plus d’offres d’emploi proposent aux employés la possibilité de travailler à distance un ou plusieurs jours par semaine. Une évolution qui “représente un défi pour les centres urbains organisés pour accueillir un grand nombre de navetteurs et où les activités commerciales sont très concentrées”, souligne l’économiste.

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