«Trash», documentaire à charge

Martin Esposito a filmé pendant plus d’un an le quotidien d’une décharge dans le sud de la France. Edifiant.

On peut trouver des merveilles dans nos poubelles. Parfois, la projection en avant-première de Trash, un film de Martin Esposito, que l’on ne peut classer dans la catégorie documentaire sans prendre le risque de se tromper, montre ces bonnes surprises. Windsurfer, il part à 14 ans et demi pour Hawaï sans laisser le choix à ses parents. Sa mère, Philomène Esposito, scénariste et réalisatrice, et son père, photographe, le verront revenir à 22 ans, quand Quiksilver, son sponsor, entre en Bourse et que les résultats sportifs deviennent à la fois primordiaux et plus ennuyeux à conquérir. En Europe, il reprend l’appareil photo, au Kosovo notamment, et la caméra pour tourner un court-métrage (Jardin secret) et tenter sa chance devant la caméra (Incontrôlable), mais son grand œuvre il le tournera dans une décharge à ciel ouvert, à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) à quelques kilomètres de Grasse où il a vu le jour en 1977.
«J’avais vu le film d’Al Gore, "Une vérité qui dérange", et je voulais le prolonger. Je me suis dit que j’allais faire le tour du monde des décharges à ciel ouvert.Mais rapidement, j’ai décidé de me centrer sur cette décharge près de chez moi.» A sa grande surprise, il obtient très vite une autorisation de Veolia pour tourner.
A partir de mai 2008, les surprises s’accumulent autant que les ordures. Les tapis rouges du festival de Cannes qui vient de s’achever, les cercueils (vidés des restes de leur occupant quand les concessions arrivent à leur terme), les produits à peine périmés, une correspondance privée datant de la Seconde guerre mondiale ou un exemplaire du scénario d’Inglorius Bastard de Quentin Tarantino finissent là. «Au début, je n’en croyais pas mes yeux, je me suis dit que j’allais tourner un mois, puis deux mois, six mois, j’y suis resté dix-huit mois à filmer pratiquement tous les jours», explique-t-il avec toujours cet (...)

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