Transports : comment le covoiturage tire son épingle du jeu durant la crise

Le covoiturage reste autorisé pendant la crise sanitaire, dans le respect des gestes barrières. Si le trafic baisse, il diminue moins que les autres modes de transport. À 7 heures du matin, une hôtesse d'accueil se rend sur son lieu de travail, à l'hôpital de Créteil (Val-de-Marne), situé à 50 minutes de son domicile, grâce au covoiturage. "C'est un moyen convivial, et ça réduit aussi le temps de trajet", explique cette dernière aux équipes de France Télévisions. La conductrice gagne près deux euros par trajet, de quoi compenser un peu "des frais de carburant assez élevés". Subventions des mairies et régions Pour sa passagère, le trajet est gratuit : la région Ile-de-France finance deux trajets par jour allant du domicile au travail, pour tous les abonnés aux transports en commun. Si le trafic diminue, certaines entreprises parviennent tout de même à gagner de l'argent. C'est le cas de Klaxit, une application de covoiturage devenue rentable car elle reçoit de plus en plus de subventions de la part des municipalités. "On a signé 14 nouvelles villes en 2020", se félicite Julien Honnart, le cofondateur. Parmi elles, Beauvais (Oise), qui a déboursé 150 000 euros pour développer l'offre de transport sur le territoire. "Quand [les villes] rendent le covoiturage gratuit pour les passagers, ça développe la pratique de manière très forte et ça permet d'amener du transport public dans des zones peu desservies par les transports en commun", explique Julien Honnart.