Transport aérien: à leur tour, les Pays-Bas volent au secours d'Air France-KLM

Ce vendredi 26 juin, la compagnie néerlandaise KLM a obtenu un prêt de 3,4 milliards d'euros - grâce au soutien de l'État néerlandais - lui permettant de surmonter les difficultés découlant de la pandémie liée au nouveau coronavirus, a annoncé le groupe Air France-KLM dans un communiqué.

Avec notre bureau de Bruxelles,

KLM (la partie batave de l’alliance Air France-KLM) recevra d’abord un prêt direct d’un milliard d’euros octroyé par l’État néerlandais. La deuxième partie de l’aide consistera en une ligne de crédit renouvelable de 2,4 milliards d’euros. Cette deuxième partie de l’enveloppe sera apportée par onze banques dont trois sont néerlandaises et ces prêts seront garantis par l’État.

Garder la tête hors de l'eau

Cette bouée de sauvetage devrait permettre à KLM de garder la tête hors de l’eau. La Compagnie royale de navigation aérienne, puisque tel est son nom avait été la première à annoncer dès le 14 mars les effets dévastateurs de la pandémie avec une décision de suppression de 1 500 à 2 000 emplois.

L'aide des Pays-Bas ne sera pas gratuite pour la compagnie aérienne. Il y a d’un côté des exigences de rentabilité avec, par exemple, une réduction de 15% des coûts de KLM. Il y a aussi des objectifs climatiques avec une réduction par moitié des émissions de CO2 (dioxyde de carbone).

Schiphol reste une plaque tournante

En contrepartie de son apport négocié directement avec le gouvernement français, le gouvernement batave a obtenu que l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol reste une plaque tournante de l’alliance Air France-KLM avec un préavis désormais porté de neuf mois à cinq ans avant toute réduction du nombre de vols.