Transplantation d'organes : une piste inédite pour prédire le rejet de greffe par le donneur

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Selon de récents travaux d’une équipe française, un premier marqueur totalement indépendant du receveur pourrait permettre de prédire le risque de rejet d’une greffe.

C'est un nouveau concept en transplantation d’organe qui repose sur des travaux français de l’AP-HP. Très récemment publiés dans ils mettent en évidence un premier marqueur biologique, totalement indépendant du receveur, permettant de prédire le rejet d’une greffe, ici hépatique.

La différence entre le soi et le non-soi

L’équipe de chercheurs des hôpitaux AP-HP Paul-Brousse et Saint-Louis, de l’Université Paris-Saclay, d’Université de Paris et de l’Inserm, coordonnée par le Pr Cyrille Feray du centre hépato-biliaire de l’hôpital Paul-Brousse AP-HP ( Villejuif), s’est intéressée tout particulièrement à ce que l’on nomme le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH), dit également antigène HLA (Human Leukocyte Antigen). En pratique, un ensemble de protéines permettant au système immunitaire de faire la différence entre le soi et le non-soi.

On sait depuis déjà plusieurs années que plus ce CMH est riche, plus la réponse immunitaire du receveur sera forte et que plus les CMH d’un donneur et d’un receveur sont compatibles, moins il y aura de rejet. Mais les chercheurs ont voulu savoir s’il était possible de prédire le rejet, ici d’un foie, en s’affranchissant en quelque sorte de la comparaison de compatibilités des CMH du donneur et du receveur et en se basant uniquement sur la complexité du CMH du donneur.

Cette dernière a été évaluée par la mesure dite de la divergence évolutive du HLA, ou HLA Evolutionary Divergence (HED), une valeur quantifiant les différences peptidiques entre deux allèles HLA, une mesure reflétant finalement la richesse de l’immunopeptidome, soit l’ensemble des peptides reconnus par le système immunitaire. Dans cette étude rétrospective, les chercheurs se sont intéressés à une cohorte d’environ 1300 patients (1154 adultes,113 enfants), tous ayant reçu une greffe du foie entre 2004 et 2018. Autant de patients évidemment suivis de près au cours du temps après leur greffe (à 1, 2, 5 et 10 ans) avec des biopsies régulières de leur foie permettant d[...]

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