Transplantation d’un cœur de cochon : la fin des charcuteries est annoncée !

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On ne mange pas comme il y a 50 ans

C'est une erreur de croire que l’on mange la même chose qu'il y a 50 ans. Pour le pain, par exemple, la consommation des Français n’est plus que d’environ 120 grammes par personne et par jour, alors qu’on en mangeait encore 900 grammes en 1900, 375 en 1950 et 153 en 2000. En comparaison des années 1950, on consomme trois fois moins de pain, cinq fois moins de pommes de terre, trois fois moins de vin, mais deux fois plus de fruits, deux fois plus de viande, deux fois plus de laitages ! L'augmentation des niveaux de vie a changé profondément notre alimentation.

Comparaison des consommations des Français entre 1950 et 2007. Diagramme réalisé à partir de chiffres Insee. © Bruno Parmentier
Comparaison des consommations des Français entre 1950 et 2007. Diagramme réalisé à partir de chiffres Insee. © Bruno Parmentier

Et il ne faut pas sous-estimer le facteur culturel, particulièrement en matière de viande. Par exemple, Louis XIV ne mangeait pratiquement jamais de bœuf, jugé trop « vulgaire », mais des cygnes, paons, cigognes, hérons et cormorans, jugés plus nobles, et qui aujourd’hui sont devenus tabous dans la France républicaine !

Actuellement, les juifs et les musulmans sont horrifiés à l'idée de manger du cochon, qui est pourtant un aliment extrêmement courant dans d'autres parties du monde. Les Français n'admettent pas l'idée de manger du chien, mais ils mangent des escargots et des cuisses de grenouilles, ce qui révulse une bonne partie de l'humanité. Et dans de nombreuses régions du monde, on mange avec appétit des insectes : chenilles, sauterelles, grillons, vers de farine, scarabées, termites, fourmis, etc.

Marché aux insectes en Thaïlande. © Takoradee, Wikimedia commons, CC 3.0
Marché aux insectes en Thaïlande. © Takoradee, Wikimedia commons, CC 3.0

Depuis que le cheval a changé de sexe, on ne le mange plus

Il y a quelques décennies, le cheval (ou la jument, indépendamment de son propre sexe) était symboliquement un animal « pour homme accompli », viril et associé aux valeurs aristocratiques, militaires, machistes et misogynes, dont témoignent bon nombre d'expressions rituelles dans les milieux équestres du type « À nos femmes,...

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