Transnistrie, Abkhazie, Haut-Karabagh… Ces Etats fantômes qui hantent les relations internationales à l'Est

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Le 8 décembre 1991, les accords de Bieloviej mettaient fin à l'existence de l'Union soviétique. La dislocation de l'URSS a entraîné pour les États successeurs – les quinze anciennes républiques fédérées de l'URSS – une profonde reconfiguration de la "question des nationalités" héritée de l'époque soviétique. Elle a aussi imposé, du point de vue de Moscou, en même temps que les deux guerres de Tchétchénie, la nécessité de gérer des territoires parfois majoritairement peuplés de Russes ethniques s'étant retrouvés hors des frontières de la Fédération de Russie.

The Conversation
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Trente ans après la disparition de l'Union, une demi-douzaine d'entités non reconnues internationalement existent aujourd'hui sur ce que fut son territoire. Comment en est-on arrivé là, et quelles sont les perspectives de ces contrées et de leurs habitants?

Trente ans de conflits

On emploie généralement l'image classique des poupées "matriochkas" emboîtées les unes dans les autres pour expliquer les divisions administratives de l'URSS. En effet, il existait, à l'intérieur des quinze républiques fédérées, des entités territoriales dotées du statut administratif de "république autonome", de "région autonome" ou de "district autonome". Dès 1991, ces entités autonomes sont devenues un défi à la cohésion interne de plusieurs des quinze nouveaux États indépendants qui se sont constitués sur le fondement des républiques fédérées.

Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud, Haut-Karabakh… l'énumération des entités indépendantes autopr...


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