Transformer les déchets en gaz vert: plus de 200 usines à biométhane vont pousser en Ile-de-France

L'Ile-de-France ambitionne en 2030 d'avoir 240 unités de méthanisation générant du biogaz en assurant 15% des énergies renouvelables de la région à cette échéance.

Rien ne se perd, tout se transforme. La maxime du célèbre chimiste Lavoisier s'applique à cette source de production d'énergie renouvelable, non-intermittente comme l'éolien ou le solaire, qu'est la méthanisation. Elle consiste à "digérer", dans des réservoirs confinés, des déchets organiques issus de l'activité humaine pour les transformer en biogaz (ou biométhane).

Différentes matières peuvent être "méthanisées": biodéchets des ménages, de la restauration, de l'industrie agro-alimentaire, boues de stations de traitement des eaux, sous-produits agricoles. Elles sont valorisées soit en chaleur et électricité (en cogénération) ou en biogaz, principaux débouchés. Ces biodéchets se transforment aussi en résidu pour l'épandage agricole (le "digestat"), ce qui évite l'usage d'engrais chimiques.

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Rien que le biogaz, qu'on réinjecte après l'avoir épuré dans le réseau de gaz naturel, représentait 2,9% des énergies renouvelables en France en 2018, soit plus que le solaire photovoltaïque, avec ses 2,7%, selon les chiffres du ministère de la transition écologique. À mi-mars 2019, plus de 73 sites injectent du gaz vert dans le réseau exploité par GRDF. Depuis début 2017, la capacité d’injection a quasiment doublé pour atteindre 1 320 GWh/an de capacité.

La méthanisation: 15% des énergies renouvelables en 2030

"En Île-de-France, cette énergie alternative et durable est promise à...

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