Et si on transformait les immeubles haussmanniens de Paris ?

© Vincent Callebaut Architectures

Paris Match. Les bâtiments haussmanniens, donc anciens, sont parmi les plus énergivores. Est-ce le point de départ de votre réflexion pour imaginer leur “réactualisation” ?

Vincent Callebaut. Notre ambition est de mener un travail de réflexion sur l’intégration d’immeubles à énergie positive (Bepos) et solidairement producteurs d’énergie pour les quartiers où ils sont implantés. Afin de lutter contre les effets d’îlots de chaleur urbains tout en densifiant la ville durablement. Nos prototypes rapatrient la nature au cœur de la cité et intègrent dès leur conception les matériaux bio et géosourcés, les règles du bioclimatisme et les énergies renouvelables pour répondre au mieux aux objectifs de neutralité carbone que la Ville de Paris s’est fixés pour 2050. Nos architectures écologiques désirent répondre aux aspirations des citoyens de s’adapter au dérèglement climatique et en usant de nouveaux modes de vie écoresponsables. Notre équipe d’architectes explore le concept de solidarité climatique et énergétique entre les bâtiments haussmanniens énergivores et les architectures biomimétiques à énergie positive, inspirées aussi bien par les formes que par les structures et les boucles de rétroactions écosystémiques.

Que signifient “les boucles de rétroactions écosystémiques” dans une optique d’énergie positive ?

En urbanisme, le meilleur déchet est celui que l’on ne crée pas ; le meilleur bâtiment est celui que l’on ne démolit pas, mais que l’on rénove respectueusement en trav...


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