La transe chamanique sera-t-elle l'un des "futurs outils" de la psychiatrie ?

·1 min de lecture

"Il aura fallu dix ans pour reconnaître que ce n'était pas du tout un état psychopathologique", a observé lundi sur Europe 1 Corine Sombrun, écrivaine, ethno-musicienne et spécialiste de la transe chamanique, une pratique qu'elle découvre en Mongolie et qui est devenue l’objet d’études scientifiques. Au début des années 2000, elle se rend en Mongolie dans le cadre d'un reportage pour la BBC et assiste à une séance de transe chamanique, "au son d'un gros tambour qui fait à peu près un mètre de diamètre. Le chamane commence à jouer du tambour et ça fait un effet auquel je ne m'attendais pas du tout, c'est à dire que je me vois en train de sauter, bouger. Et puis surtout, il y a des sons qui sortent de ma gorge", raconte l'écrivaine.

Un phénomène dissociatif proche de l'hypnose

Elle est alors formée par intermittence pendant 8 ans à ce rite, qui lui semble intéressant d'étudier d'un point de vue scientifique. "Je ne ressentais quasiment pas la douleur et je vivais un phénomène dissociatif, c'est à dire que tout d'un coup, je me voyais en train de faire des choses que je n'avais pas décidé de faire". Pourtant au départ, les scientifiques sont peu réceptifs : "Le premier médecin que j'ai vu, quand je lui ai parlé de mon histoire, m'a donné une carte et m'a dit 'voilà, c'est un psychiatre'", se souvient Corine Sombrun.

Les premières recherches ont finalement lieu à Edmonton, au Canada. "Quand j'ai fait une démonstration devant des neuropsychiatres de l'hôpital d'Edmonton, j'arrivai...


Lire la suite sur Europe1