Le traitement hormonal de la ménopause est-il sans risque ?

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Top santé : Presque 20 ans après l'étude WHI et un an après la publication dans "The Lancet" d'une nouvelle étude incriminant le traitement hormonal de la ménopause, que peut-on en retenir ?

Pre Anne Gompel, gynécologue-endocrinologue : L'étude de la Dre Françoise Clavel, directrice de recherche à l'Inserm, qui porte sur le traitement dit "à la française" (œstrogènes par voie locale et progestérone naturelle), conclut à un risque de tumeur du sein multiplié par 1,3 pour 8 années d'utilisation.

À l'arrêt du traitement, le surrisque disparaît très vite. Il y a donc un risque, mais celui-ci est modeste. À combien de cancers supplémentaires cela correspond-il ? Tout dépend du risque initial, car multiplier par 1,3 un risque faible, ce n'est pas la même chose que multiplier par le même ratio un risque de base important.

Dans une étude récente, nous montrons que pour les femmes à faible risque initial, le traitement hormonal de la ménopause entraîne 4 cas supplémentaires de cancer pour 1 000 femmes traitées pendant 7,5 années. Ce n'est pas rien, mais cela reste modéré, d'autant qu'il existe des bénéfices à mettre dans la balance.

Top santé : Et en pratique, quels enseignements en tirez-vous ?

Pre Anne Gompel : L'idée est de sélectionner les patientes à qui l'on propose ce traitement sur la base de leur risque initial. Et surtout, de changer le regard sur la consultation de la ménopause. Cela peut être l'occasion d'aider les femmes à profiter (...)

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