"On me traite comme si j'étais un pestiféré" : Kamel Daoudi, plus ancien assigné à résidence de France, à nouveau devant la justice

Sébastien Baer
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C'est le rituel, deux fois par jour, Kamel Daoudi va pointer au commissariat d'Aurillac, dans le Cantal, à 10 heures et 17 heures : "Je le fais tous les jours depuis presque 13 ans. Je ne dois pas être loin des 14 000 pointages, maintenant." À 46 ans, il détient un double record dont il se serait bien passé : celui du nombre de pointages au commissariat et le record du nombre d'années en étant assigné à résidence.

En 2005, le Franco-Algérien a été condamné en appel à six ans de prison pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et déchu de sa nationalité française. Considéré comme proche d'Al-Qaïda, il était soupçonné d'avoir préparé un attentat contre l'ambassade des États-Unis, à Paris. Même s'il a purgé sa peine, Kamel Daoudi reste donc assigné à résidence depuis 2008, interdiction pour lui de quitter Aurillac. La cour d'appel de Riom examine son cas mercredi 17 avril.

Au gré des décisions de justice, Kamel Daoudi a parcouru la France : la Creuse, la Haute-Marne, la Charente-Maritime et le Tarn, avant le Cantal, depuis deux ans. "Quand le ministère de l'Intérieur estime que je suis trop ancré dans la commune où il m'assigne à résidence, il modifie mon lieu d'assignation, c'est systématique. Demain, si l'État français décide de m'envoyer aux îles Kerguelen, c'est tout à fait possible."

"Je ne suis jamais resté plus de deux ans dans le même lieu."

Kamel Daoudi

à franceinfo

Dans sa petite maison de la périphérie de la ville, l'équipement est (...)

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