La traite des êtres humains sous-évaluée

La traite des êtres humains a considérablement diminué pendant la pandémie. Du moins officiellement. Car du côté des Nations Unies, l'inquiétude demeure.

Une attention est portée vers les pays les plus pauvres. Trafic, prostitution et travail forcé prospère clandestinement notamment sur internet sans que les criminels ne soient inquiétés par la justice.

Une tendance expliquée par Ilias Chatzis, chef de section au trafic humain pour l’office des Nations Unis contre la Drogue et le crime.

"Il y a eu une explosion de l'exploitation sexuelle sur internet. Mais pendant la pandémie, les organes de police et de justice ont été complètement à l'arrêt dans un certain nombre de pays. Ils ont du diversifier leur main d'oeuvre pour maintenir leur système de santé"

Une diminution de 11% a été enregistrée sur les cas liés au trafic d'êtres humains. La différence entre les pays riches et les pays pauvres reste considérable. Alors qu'il a été réduit de moitié en Asie et en Afrique du Nord, ce chiffre augmente en Europe et en Amérique du Nord. Ces cas détectés en baisse est une première depuis vingt ans qui ne restera pas une exception. Et c'est ce qui inquiète l'agence onusienne.

Car au cours des autres années de la pandémie, les trafiquants ont eu la possibilité d'étendre leurs structures criminelles sans être repérés.

"Les chiffres ont tellement diminué de manière significative que si nous voulons avoir de réelles opportunités d'éradiquer ces crimes, alors on doit penser différemment." conclut le chef onusien.

VIDÉO - Pays-Bas : les esclaves "blackface" de Saint Nicolas, une tradition qui dérange