Le traité de Rome célébré par une Europe qui rame

Libération.fr

Les Vingt-Sept se retrouvent ce samedi au Capitole pour fêter l’anniversaire du texte fondateur, sur fond de Brexit et autres crises diverses.

Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont jugé nécessaire de faire le déplacement à Rome, ce samedi, pour fêter la signature de leur traité fondateur, le 25 mars 1957. Une cérémonie a priori étrange : 60 ans, ce n’est en rien un anniversaire symbolique. Mais il fallait montrer qu’en dépit des crises, de la défection prochaine du Royaume-Uni - qui n’a d’ailleurs pas été invité - et du virage antieuropéen du bienveillant parrain américain, ou encore des doutes d’une partie des opinions publiques, l’Union reste unie et croit toujours en son avenir. En ce 25 mars 1957 pluvieux, la signature du traité de Rome sur le Capitole, dans la salle des Horaces et des Curiaces, n’a pas attiré les grandes foules. C’est même plutôt l’indifférence qui domine : le traité créant la Communauté économique européenne (CEE) - un second traité tombé dans l’oubli depuis, la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom), est signé le même jour - se présente comme un texte économique aride, apparaissant surtout comme un lot de consolation après que la France eut enterré, en août 1954, la CED, un projet d’armée européenne et de fédération politique, qu’elle avait pourtant proposé. La presse européenne n’en fait d’ailleurs pas ses gros titres, les Britanniques, non signataires, se distinguant dans cet exercice d’indifférence médiatique.

Incontestable succès

A l’époque, les six Etats fondateurs eux-mêmes ne cherchent pas à donner un lustre particulier à l’événement : ils n’ont envoyé à Rome que leurs ministres des Affaires étrangères pour signer… une série de pages blanches, les textes des traités n’ayant pas encore été finalisés et imprimés. Il faut dire que tout le monde a la tête ailleurs : la guerre froide, après la répression du soulèvement de Budapest en 1956, a franchi un nouveau degré. La France, humiliée par sa (...)

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