Traité européen contre les violences faites aux femmes : quatre questions sur le projet de retrait de la Pologne

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Un traité européen pour lutter contre les violences faites aux femmes ? Superflu, pour le très conservateur ministre de la Justice polonais, Zbigniew Ziobro. Ce dernier a annoncé, samedi 25 juillet, son projet de retrait de la "Convention d'Istanbul", un traité international établi par le Conseil de l'Europe pour protéger la condition féminine au sein des Etats signataires. "Il suffit de lire les Saintes Ecritures pour savoir qu'une femme n'est pas battue, il n'est pas nécessaire d'adhérer à une convention motivée par des idéologies déformées", a déclaré Zbigniew Ziobro, selon des propos rapportés par le journal italien La Repubblica (en italien). En réalité, le gouvernement polonais défend un projet de société qui s'oppose frontalement aux valeurs de ce traité. Franceinfo vous résume cette rupture en quatre questions.

Qu'est-ce que le traité européen contre les violences faites aux femmes ?

C'est le premier instrument juridiquement contraignant établi au niveau européen pour lutter contre la violence à l'égard des femmes. Adopté à Istanbul en 2011, et signé à ce jour par 45 membres du Conseil de l'Europe, le traité engage les Etats qui l'ont ratifié à incriminer certaines infractions à l'égard des femmes, notamment les violences domestiques. Parmi elles, les violences physiques, sexuelles ou psychologiques, les mariages forcés, les avortements (...)

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