Traité de «dingue à la tête d’une bande de fous extrémistes» par un ministre israélien, Kim Jong-un réagit avec virulence

Libération.fr
Kim Jong-Un, leader nord-coréen, le 14 avril en Corée du Nord.

Le régime, via l'agence de presse nord-coréenne, a menacé l'Etat hébreu après les propos du ministre de la Défense. Un incident sur fond de lourd contentieux entre les deux pays depuis des années.

La tension monte entre Israël et la Corée du Nord. Tout a commencé vendredi lorsque, interviewé par le site d’information en ligne Walla, basé à Tel-Aviv, le ministre de la Défense de l’Etat hébreu, Avigdor Liberman, a déclaré que le dictateur nord-coréen, Kim Jong-un, est un «dingue à la tête d’une bande de fous extrémistes», que son régime «menace la paix du monde» et qu’il a «franchi la ligne rouge avec ses essais nucléaires».

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«Représailles sans pitié»

Toujours susceptible lorsque l’on chatouille l’amour-propre du «Grand leader», l’agence de presse nord-coréenne KCNA a aussitôt dénoncé les «propos impudents et calomnieux de Lieberman». Mais elle a également menacé Israël, comme «tous ceux qui osent atteindre à la dignité du leader suprême», de subir une «punition mille fois plus grande». Ainsi que des «représailles sans pitié». Accusant l’Etat hébreu de «crimes contre l’humanité», la KCNA a par ailleurs dénoncé l’occupation des territoires palestiniens et pointé ce pays comme «le seul possesseur d’armes nucléaires illégales» de la région.

La virulence de la réaction nord-coréenne a surpris en Israël, où l’entourage de Benyamin Nétanyahou a fait savoir à Liberman qu’il aurait mieux fait de se taire. A contrario, à Gaza, le porte-parole du Hamas, Samy Abou Zoukhi, a remercié Pyongyang pour «son soutien à la cause palestinienne contre l’occupation».

Fin de l’incident ? Nul ne le sait. Car en coulisses, un lourd contentieux se développe depuis longtemps entre l’Etat hébreu et la dictature nord-coréenne. Parce que cette dernière forme des techniciens nucléaires iraniens et qu’elle vend des technologies militaires ainsi que des missiles à Téhéran, au Hezbollah et à la Syrie. Du matériel qu’Israël (...)

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