Traité de Brexit : Boris Johnson subit un camouflet sur sa loi controversée

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La chambre haute du Parlement britannique a voté, mardi, une motion contre la loi controversée de Boris Johnson, qui remet en cause l'accord sur le Brexit. Le texte du Premier ministre britannique contestait des dispositions relatives à la province britannique d'Irlande du Nord.

Boris Johnson vient d'essuyer une défaite symbolique. Le gouvernement britannique a été désavoué, mardi 20 octobre, à la chambre des Lords au sujet de son projet de loi controversé qui revient en partie sur le traité encadrant sa sortie de l'Union européenne en début d'année.

Le projet de loi sur le marché intérieur revient, en violation assumée du droit international, sur des dispositions de l'accord de Brexit pour la province britannique d'Irlande du Nord. Ces points ont été prévus afin d'éviter le retour d'une frontière avec la République d'Irlande, un garde-fou jugé essentiel au maintien de la paix sur l'île.

Approuvé fin septembre par les députés, le texte est désormais à la chambre des Lords. Il a été très critiqué par certains de ses membres, y compris des archevêques de l'Église anglicane.

La chambre a voté à 395 voix pour et seulement 169 contre une motion qui "regrette" les dispositions violant le traité. Ce geste ouvre la voix à un examen détaillé du texte et à un bras de fer avec les députés qui ont le dernier mot.

L'UE a lancé une procédure contre Londres

Pour le Premier ministre Boris Johnson, le but du projet est de défendre l'intégrité territoriale du Royaume-Uni en assurant la continuité des échanges entre la Grande-Bretagne et la province d'Irlande du Nord.

L'Union européenne a lancé une procédure d'infraction contre Londres en raison de ce texte, qui a, selon elle, porté un coup à la confiance mutuelle en pleines négociations commerciales post-Brexit, dans l'impasse.

Sur cette question de négociation commerciales, le temps presse pour arriver à un compromis avec l'UE. Les Européens estiment un accord nécessaire avant la fin octobre pour être transposé et adopté d'ici à la fin de l'année. L'option d'un "no deal" au 31 décembre est de plus en plus probante.

Avec AFP