"On est en train de sortir de la pandémie": pour Karine Lacombe, le retour à la vie normale est enclenché

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Karine Lacombe, le 10 novembre 2020 à Paris - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Karine Lacombe, le 10 novembre 2020 à Paris - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

La professeure Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine à Paris (AP-HP), a évoqué ce mardi matin sur le plateau de BFMTV-RMC l'avenir de la pandémie de Covid-19. Va-t-elle s'éteindre naturellement? "Non", a-t-elle répondu, mais "on devrait vivre avec beaucoup moins de soucis".

"On va rentrer dans une phase endémique, a expliqué l'infectiologue. Avant que le Delta n'arrive, on pensait, on espérait pouvoir se débarraser un jour du Sars-Cov-2. Avec le Delta qui est arrivé et avec probablement des réservoirs animaux qui ne sont pas pour l'instant identifiés mais on suppose qu'il y a un réservoir animal dans lequel le virus peut persister et ensuite contaminer l'Homme, on va continuer à voir arriver dans les hôpitaux des personnes atteintes du Covid-19."

Mais avec la vaccination, précise-t-elle, "on va retourner vers une vie normale avec le virus, en tout cas on va tendre vers une certaine normalité bien que le virus va persister".

"On est en train de sortir de la pandémie"

De nouveaux variants peuvent-ils apparaître dans les prochains mois? "On ne sait pas", reconnaît Karine Lacombe, qui estime cependant que la vaccination "couvre tous les nouveaux variants de façon efficace" et en limite l'apparition de nouveaux. L'infectiologue se montre cependant optimiste:

"On est en train de sortir de la pandémie".

La question des variants devrait, selon elle, "devenir une histoire de spécialistes".

Si elle assure que le concept est "très décrié" et qu'elle peut être "variable", Karine Lacombe assure que "de façon globale, l'immunité collective est en train d'être atteinte, c'est ce qui nous permet de maîtriser l'épidémie". Elle rappelle que le vaccin a permis d'éviter la mort de 47.000 personnes en France.

"En vaccinant, on s'est tous sauvés, pas que l'hôpital. Ça a vraiment été notre arme de retour vers la vie normale. On a beaucoup repris le travail en présentiel, les écoles fonctionnenent même si certaines classes sont fermées, on reprend les activités culturelles, les activités spotives. On est dans le monde d'après la pandémie."

Vers un nouveau vaccin?

Quel sera l'avenir de la vaccination? Faudra-t-il se faire vacciner tous les ans comme pour la grippe? Pour l'instant, il est encore "trop tôt" pour le dire.

"Soit le vaccin évolue parce qu'il devient par exemple une seule dose, qu'il entraîne une plus grande efficaté, ou alors la composition du vaccin change parce qu'il faut s'adapter au virus", explique-t-elle.

Karine Lacombe souhaite par ailleurs adresser un message à tous ceux et toutes celles qui doutent encore de l'efficacité du vaccin. "Il y a encore des personnes qui ne sont pas persuadées ou qui ont très peur de l'injection, des effets secondaires. Maintenant on a beaucoup de recul, ces quelques pourcentages de personnes c'est peut-être ça qui fera la différence", notamment pour abandonner le passe sanitaire.

Car la cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine craint tout de même "un rebond dans deux-trois mois" par "ces 10 à 15% de Français qui ne sont toujours pas vaccinés".

Article original publié sur BFMTV.com

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