Train des primeurs : un redémarrage entre espoir et crainte d'un "feu de paille"

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Après deux ans à quais, c'est le grand départ vendredi après-midi pour les 12 wagons réfrigérés chargés de fruits et légumes du train des primeurs entre Perpignan et Rungis. Un convoi réduit de moitié, mais qui permet d'éviter un transport des marchandises par la route. Jean Castex assistera à ce redémarrage grâce aux aides de l'Etat, même si, sur place, on espère que cette fois, le train restera bien sur les rails. 

"Investir dans d'autres wagons"

"On est très content de récupérer notre bébé. Ça fera beaucoup moins de camions sur l'autoroute". Magali est ravie de revoir le train à quais, elle qui l'a si souvent conduit pendant plus de vingt ans. Michaël Meunier, de la CGT-Cheminots sera lui aussi aux manettes de ce train des primeurs dans quelques jours. Mais pour lui, ce n'est pas avec 12 wagons à peine que cette ligne va être rentable. "Il manque 50 wagons pour que le service soit complet. C'est un bon départ, mais il faut appuyer sur le curseur et on ne va rien lâcher. Il faut investir dans d'autres wagons", plaide-t-il.

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D'autant que le train va rentrer à vide cinq jours par semaine, soit dix mois sur douze. Charge à la SNCF de trouver des clients pour ce retour. Pour Hermeline Malherbe, la présidente du département, cela ne doit pas devenir un argument pour supprimer une nouvelle fois la ligne dans quelques mois. "La manière dont il nous est proposé qu'il roule, j'ai peur que ce soit un feu de paille, un ...


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