Le train de nuit qui pourrait changer l’Europe

L’intérêt pour le train de nuit se réveille, jubile Politico dans un long article interactif dédié à l’ouverture, fin mai, d’une ligne entre Bruxelles et Berlin.

Baptisée European Sleeper, l’initiative se veut “un signe annonciateur du grand retour des trains de nuit qui reliaient autrefois les principales villes du continent avant l’avènement des compagnies aériennes à bas coût”. Elle propose de relier les capitales belge et allemande en douze heures – contre environ deux heures en avion – pour un tarif minimal de 49 euros. L’objectif : “Proposer une expérience, pas seulement un mode de transport.”

Le pari est risqué. Contrairement aux lignes de nuit déjà existantes, le parcours Bruxelles-Berlin a été mis en place par une entreprise néerlandaise privée, sans le soutien de grands États.

“Si l’initiative fonctionne, European Sleeper sera la preuve que le train de nuit est une alternative viable aux vols de courte durée, explique le média anglophone, basé dans la capitale européenne. Si elle échoue, elle pourrait doucher les espoirs d’autres start-up et laisser le marché aux grandes sociétés ferroviaires soutenues par l’État, comme l’Österreichische Bundesbahnen (ÖBB) , qui exploite déjà le réseau Nightjet au départ de Vienne.”

Prochains arrêts : Prague et Barcelone

Le site d’information revient sur les défis autour de l’ouverture d’une ligne internationale de trains de nuit. Outre les problèmes logistiques liés aux spécificités de chaque système ferroviaire national et au manque de place en gare, European Sleeper doit pouvoir proposer une gamme variée de services – des “bonnes affaires” pour étudiants fauchés, mais aussi des offres plus chics, pour “les voyageurs amateurs de luxe” et les professionnels en déplacement.

Le projet semble néanmoins s’inscrire dans l’air du temps. Quelques heures après l’arrivée à Bruxelles du premier train couchettes en provenance de Berlin, “le Parlement belge a adopté un texte visant à couvrir le coût du développement des trains de nuit [dans le pays] – une première en Europe”.

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