Le train à hydrogène français attend un coup de pouce pour démarrer

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Déjà lancé en Allemagne, le train à hydrogène se fait encore attendre en France, alors que des prototypes sont prévus pour 2023 seulement.

Déjà sur les rails en Allemagne, après l'annonce prévue mardi par le gouvernement d'un plan de 7 milliards d'euros en faveur de cette filière énergétique prometteuse pour l'environnement.

L'objectif affiché était de faire circuler un prototype avant la fin du mandat d'Emmanuel Macron, en 2022. Et le patron de la SNCF d'alors, Guillaume Pepy, avait annoncé son intention de signer pour les premières machines à l'été, puis à l'automne 2019. Mais alors que l'automne 2020 arrive, les discussions continuent. "Le projet a pris quelque part un an de retard", a regretté mercredi le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, sur Franceinfo. "Malheureusement, la commande n'a pas été passée. J'espère et je pense que le plan de relance va accélérer cela et que cette commande va pouvoir être finalisée", a-t-il ajouté.

Objectif 2023 pour des prototypes, donc. Et 2025 pour avoir des rames de série. Quatre régions - Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est et Occitanie - sont prêtes à essuyer les plâtres. Elles devraient commander les 14 premiers trains pour leurs TER.

Pas d'émission de CO2

Garantis "à zéro émission", les trains à hydrogène émettent uniquement de la vapeur d'eau et de l'eau condensée. Par le mélange de l'hydrogène embarqué à bord et de l'oxygène présent dans l'air ambiant, une pile à combustible installée dans la toiture produit l'électricité nécessaire à la traction de la rame. Des batteries permettent en outre de stocker l'énergie récupérée pendant le freinage, qui est réutilisée dans les phases d'accélération.

Alstom fait déjà circuler des trains à hydrogène depuis deux ans en Allemagne, où les essais ont été jugés satisfaisants. Le groupe français a reçu des commandes fermes pour 41 trains régionaux dans les régions de Hambourg et de Francfort, qui doivent entrer en service commercial à partir de 2022. La chaîne de traction, fabriquée à Tarbes, doit être la même pour les trains français, avec une autonomie de l'ordre de 600 km.

Mais là où les modèle[...]

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