Tragédie d’Itaewon : les rescapés racontent une nuit de chaos

Photo YONHAP/REUTERS

Au lendemain de la bousculade la plus meurtrière que se soit jamais produite en Corée du Sud, les derniers bilans publiés ce dimanche 30 octobre font état de 151 morts et 82 blessés. Selon les estimations, ce sont près de 100 000 personnes qui étaient réunies à Itaewon, un quartier festif de Séoul, dans la soirée du samedi 29 octobre pour fêter Halloween. La tragédie s’est produite dans une ruelle étroite qui relie la sortie 1 de la gare d’Itaewon à la World Food Street, située derrière l’hôtel Hamilton. “Des témoins racontent qu’ils ont vu des gens se bousculer alors que la rue était bondée. Certains tentaient de la remonter et d’autres essayaient de la descendre”, précise le Korea Herald.

“Mes amis et moi nous étions au Runway Club vers 21 h 45, témoigne Sonali Madane, une étudiante indienne de 29 ans, dans le Korea Times. L’accident s’est produit en une demi-heure. Quand nous en sommes sortis dans la rue, c’était déjà le chaos. Les gens répandaient des rumeurs à propos d’une explosion, d’une bombe. Tout le monde paniquait. D’autres disaient qu’une célébrité venait d’arriver, ce qui a provoqué une bousculade.” Sonali et ses amis, qui ont cherché à quitter le quartier au plus vite, ont dû se réfugier un moment dans un restaurant, la circulation ayant été interrompue dans le métro. “Vers 23 h 30, nous avons vu des gens allongés dans la rue, des pompiers essayaient de les réanimer.”

“Ce qui devait être une fête joyeuse s’est transformé en horreur”

Osman Karakan, 26 ans, un ressortissant turc qui vit en Corée depuis 2020, est un habitué des soirées d’Halloween à Itaewon. Mais samedi soir, rien ne ressemblait à ses précédentes expériences. La foule était beaucoup plus dense et la situation semblait déjà chaotique vers 21 heures. Pendant la bousculade, il a perdu son sac et son passeport, mais quand il a voulu revenir dans la ruelle un cordon de policiers bouclait l’entrée et il a dû donner un coup de main pour transporter des personnes inconscientes. “Hier, il n’y avait pas beaucoup de policiers par rapport au nombre de personnes rassemblées. Il n’y avait pas assez de monde pour contrôler cette foule”, explique-t-il.

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